Suite à l'émission de mercredi voici d'autres documents,
que je vous présente en teknicolor, et merci pour votre écoute !
Voici des renseignements
sur la question des tests pharmaceutiques
aux panels entièrement ou partiellement masculins et
sur la médication des femmes : 6 extraits de textes, des liens à visiter
1- Les médicaments sont surtout testés sur les hommes
2- «Ne pas nuire» : tester les
médicaments sur les femmes
3- Les spécificités des femmes dans la recherche
4-On ne devrait pas soigner les femmes comme les
hommes
5- Médicaments du Nord testés sur les pauvres du Sud
6- Le sommeil des
femmes
Les illus kawaï
viennent de là http://www.cafepress.com/fullmoonemp/840762
1- LES MEDICAMENTS SONT SURTOUT TESTES SUR
LES HOMMES ET LES RONGEURS MASCULINS
(extraits de ce site + apports perso)
http://www.creapharma.ch/saviez-vous.htm
Les tests pharmaceutiques des laboratoires sont traditionnellement faits sur des hommes et des rongeurs masculins, si bien que de nombreux traitements n'ont pas d' effet sur les
femmes, ou ont des effets différents, ou peuvent aggraver un
état.
Il y a une peur légitime en cas de problème pour des femmes
enceintes de type malformation foetale a pour conséquence une augmentation des essais sur les êtres masculins.
Les laboratoires rechignent à modifier certains protocoles qui pourraient l'être, pour des raisons financières.
Il existe une
différence dans le cheminement et dans l'effet du médicament entre les hommes et les femmes.
Ceci repose sur les différences génétiques et se traduisent par une différence hormonale, un volume sanguin inférieur pour la femme que
l'homme (5 lt) d'environ 1 litre.
Quant aux essais sur les animaux masculins ils sont dû à la complication du système hormonal féminin, aux variations dans le
cycle.
Les hommes sont mieux informés puisque la plupart des essais cliniques sont faits sur eux.
Un symposium à Berlin en 2006 (diffusé sur Arte) a établi que les femmes sont dangeureusement soignées en matière cardio-vasculaire, et dépression
surtout. Que les médecins femme soignent mieux leurs congénères car elles adaptent les traitements plus finement, en tenant compte des spécificités hormonales et physiologiques.
C'est pourquoi des groupes de chercheuses font pression sur les labos, et demandent de l'argent pour inciter les entreprises à
changer.
Du coup, de petits labos spécialisés proposent différents panels de testing, équilibrés de diverses façons.
Il
faut savoir qu' il existe des différences encore plus significatives entre les âges ou des différences génétiques, l'avenir étant d'ailleurs peut-être de faire des médicaments de plus en plus
personnalisés.
2 - Extraits de
«Ne pas nuire» par le Groupe de travail sur les enjeux pour les femmes de la loi
fédérale sur la santé
http://www.whp-apsf.ca/fr/documents/np_nuire.html
- Les femmes sont les principales utilisatrices des services de santé, mais elles sont sous-représentées dans le processus décisionnel. De plus, dans l'histoire
de la recherche pharmaceutique, les médicaments sont généralement testés sur les hommes. De nombreux médicaments actuellement vendus au Canada n'ont été testés que sur des hommes avant
leur approbation officielle, bien qu'ils soient utilisés aussi par des femmes. Il n'y a aucune audience publique ni consultation lors de l'approbation d'un nouveau médicament au Canada. Ainsi,
ni les organismes canadiens qui représentent les femmes, ni les femmes atteintes d'une maladie ou d'un problème de santé particulier ne peuvent se faire entendre auprès de la DGPS, lors de
l'étude d'un produit destiné uniquement aux femmes.(...)
- Les femmes ayant été les principales victimes des pires désastres causés par certains médicaments ou instruments médicaux, tels que le D.E.S., la thalidomide, les implants mammaire et le
stérilet Dalkon Shield, nous avons tout intérêt à exiger des mesures pour éviter que pareilles tragédies ne se reproduisent.(...)
- Depuis les années 70, les mouvements pour la santé des femmes soulèvent systé
matiquement le problème de la médicalisation inutile au cours de la vie d'une femme. D'une part, la médication ne peut résoudre
les souffrances causées par des problèmes sociaux (discrimination, pauvreté et violence).D'autre part, il n'est pas normal ni sain que des phénomènes normaux de la vie d'une femme, telle la
ménopause, soient considérés comme pathologiques et nécessitant des traitements. Or, la publicité pharmaceutique y est pour beaucoup. Nous devons donc voir comment la réglementation pourrait
permettre d'éviter toute médicalisation inutile à l'avenir.(...)
Au sujet de la publicité directe au consommateur :
Les femmes se demandent également si, à l'heure où l'industrie pharmaceutique exerce de fortes pressions en faveur d'un assouplissement des restrictions
actuelles, la publicité directe au consommateur pour les médicaments d'ordonnance devrait être autorisée au Canada.
Cette question concerne toute la population canadienne et les femmes en particulier, vu l'importance de la publicité directe aux États-Unis pour promouvoir
les médicaments destinés aux femmes en bonne santé : œstrogénothérapie pour la ménopause ou médicaments phosphatés pour la
prévention de l'ostéoporose, ou des classes de médicaments comme les antidépresseurs, dont la prescription excessive aux femmes a été définie comme problématique. En tant que principales
responsables des soins de santé à la maison, les femmes sont également la cible des publicités pour une grande variété de médicaments destinés à tous les membres de la famille.
3 - Les spécificités des femmes dans la recherche
Lire les compte-rendus du TRT-5, un groupe interassociatif qui rassemble huit
associations
de lutte contre le sida sur http://www.trt-5.org

4 - On ne devrait pas soigner les femmes
comme les hommes
Dossier Femmes/Act up : http://www.actupparis.org/article3220.html
Moins de 30% de femmes dans les essais. Aujourd’hui encore et malgré les interpellations multipliées depuis tant d’années sur ce problème, les traitements sont toujours testés sur des
corps masculins.
Les femmes ont pourtant incontestablement des métabolismes, des interactions hormonales et des effets indésirables différents de ceux des hommes. On recense 20 à 30 % de femmes dans
les essais. Entre 1990 et 2000, sur 49 essais cliniques, la proportion de femmes incluses était de 12,25 % et l’influence du sexe n’a été étudiée que dans deux d’entre eux.
Sur 13 essais récents testant de nouveaux traitements la proportion de femmes participantes oscille entre 10 % et 30 %. Les arguments pour justifier le faible taux de
femmes dans les essais sont pour le moins paradoxaux : tantôt ce serait parce qu’il n’y aurait pas de si grandes différences entre les métabolismes des hommes et des femmes.
Tantôt ce serait parce que les variations hormonales des femmes seraient telles qu’elles risqueraient de fausser les résultats. L’éthique est également invoquée
pour refuser aux femmes d’entrer dans les essais : le risque d’être enceinte et que les médicaments entraînent des malformations sur le fœtus est un argument quasi systématique.
Croit-on les femmes incapables d’avoir une contraception quand elles entrent dans un essai ? Faut-il s’empêcher de développer des traitements pour les femmes en raison
d’une grossesse potentielle ?
Et comment étudier les effets des traitements pour les femmes et leur enfant si elles sont enceintes une fois le traitement commercialisé ? On nous oppose enfin que les
femmes ne feraient pas suffisamment les démarches pour participer à des essais. Encore faudrait-il qu’on défende l’intérêt scientifique de les y intégrer, et qu’on se donne les moyens de les
recruter.
Des études qui
n’interrogent pas les spécificités des femmes.
Si la question de la participation des femmes est primordiale, il faut aussi se pencher sur le contenu même des recherches menées. Ce n’est pas parce que 100 femmes se seront portées
volontaires pour rentrer dans l’essai de la toute dernière molécule du laboratoire X qu’on en saura plus des effets secondaires sur leur libido, si la question n’a pas été posée au préalable.
Certes il existe des études portant sur la question des effets secondaires différents sur les corps des hommes et des femmes, mais elles sont encore bien trop peu nombreuses au
regard du nombre de femmes touchées par le sida. Par exemple, la cohorte VIHGY (Cohorte CO17, recherche biomédicale ANRS, « Etude de la pathologie génitale liée à l’infection par les
papillomavirus humains chez les femmes séropositives pour le VIH ») devrait être rapidement mise en place, mais elle nous semble incomplète et pas assez précise.
Cette initiative que nous attendions depuis longtemps nous décoit par le peu de réponses qu’elle apportera au vu des questions trop vagues qu’elle pose.
Les questions qui restent à explorer :
On sait que la puissance de la charge médicamenteuse des antirétroviraux est essentielle pour maintenir la
pression sur le virus, mais que donnent ces dosages calculés sur des corps masculins en termes de toxicité et d’effets secondaires sur les corps féminins ?
On sait que la concentration des antirétroviraux est variable selon le sexe et le traitement (l’atazanavir, le
lopinavir, l’efavirenz, la névirapine se retrouvent à une concentration plasmatique 20 % plus élevée chez les femmes, celle du saquinavir deux fois plus élevée), mais sait-on si le traitement
optimal pour les hommes est le même que pour les femmes ?
On sait que les femmes ont des cycles hormonaux qui peuvent avoir d’importantes variations, mais que sait-on de
l’interaction des antirétroviraux avec les hormones stéroïdiennes, les gonadotrophines, la contraception, les traitements substitutifs de la ménopause ou la grossesse ? 
On sait que les femmes séropositives ont plus de risques de développer des problèmes cardio-vasculaires que les
femmes séronégatives, qui bénéficient, elles, d’une protection « naturelle » jusqu’à la ménopause, mais sait-on ce qui explique la perte de cette protection ?
On sait que le lopinavir provoque chez l’homme une baisse de la libido, mais que sait-on de son influence sur
celle des femmes ?
On sait que la grossesse induit une augmentation du volume du corps, une accélération du débit sanguin, mais
que sait-on de l’évolution des médicaments filtrés, métabolisés, éliminés plus vite par les corps des femmes enceintes ?
On sait que les lipodystrophies « masculinisent » les corps féminins, mais sait-on si une
accumulation de graisses au niveau viscéral n’a pas une influence sur la survenue de ménopauses précoces ?
Nous voulons savoir. Pour chaque recherche, une réflexion préalable doit être menée par les
promoteursRICES et les investigateursRICES pour alimenter les connaissances encore trop peu nombreuses et très imprécises sur les spécificités féminines dans l’infection à VIH.
Cela nécessite : une meilleure collaboration entre chercheurEs, femmes séropositives, associations de malades et pouvoirs
publics du domaine de la santé et de la recherche ; une augmentation du nombre de femmes dans les essais : un quart ou un tiers de femmes dans les essais
n’est pas suffisant pour que les données soient valides ; des essais qui prennent en compte les questions spécifiques aux corps des femmes.
5 - Médicaments du Nord
testés sur les pauvres du Sud
Délocalisation des risques par Sonia Shan
Pour les essais cliniques, indispensables avant la mise en vente de nouveaux médicaments, les laboratoires pharmaceutiques se
tournent désormais vers le Sud. Ils y trouvent des malades nombreux et plus dociles, ainsi que des contraintes éthiques et juridiques souvent moins rigoureuses que dans les pays riches.
Si, faute d’alternative, les participants à ces essais peuvent en tirer parti, cette nouvelle forme d’exploitation des corps donne lieu à une inquiétante délocalisation des
risques... sans grande contrepartie.
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/05/SHAH/14712
6 - LE SOMMEIL DES FEMMES
Le profil hormonal variable de la femme affecte son sommeil. En général, on peut s’attendre à davantage de perturbation avec des
modifications abruptes et la chute d’hormones féminines, la grossesse faisant exception.
Certaines perturbations du sommeil, dont l’ASO et le syndrome des jambes sans repos, peuvent aussi dépendre des étapes du
cycle reproductif. Les femmes ayant un sommeil insatisfaisant pourraient mieux comprendre ce qui leur arrive en cherchant à voir s’il y a un changement dans leur cyce ... la suite ici :
http://www.css.to/sleep/sommeil_femmes.pdf