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Présentation

  • : Le Sang des Femmes
  • Le Sang des Femmes
  • : BIENVENUE dans ce blog, qui fait suite à un cycle radiophonique menstruel consacré aux mentruations. Emission "Les Petits Papiers", sur les ondes de Canal Sud Radio 92.2FM à Toulouse. Proposé par Fatima Guevara, Isabel S., S. Bockel & Or-Or.
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NEW : Le SANG des FEMMES II

:::::: NEW :::::: Pour continuer de vous instruire sur les menstruations voici la suite de ce blog

sur "Le SANG des FEMMES II", et l'adresse la voilà : http://lesangdesfemmes2.blogspot.com

:::::: NEW :::::: avec les rubriques habituelles et l'actualité des menstruations : le marketing des menstruations, les innovations ...

/ / /


       Suite à l'émission de mercredi voici d'autres documents,
ainsi qu' un article sur
l' hémorragie de privationMerci pour votre écoute !    
JUIN 2008


                    

Après une émission sur le sang menstruel et la séropositivité,

en compagnie de Nicole/Act Up, Lovely et Elvira.

Grâce à leurs témoignages, cette émission a mis en lumière

la double terreur qu'inspire le sang menstruel, lorsqu'on est séropositive.
Pour les femmes et leurs partenaires, il semble difficile de contenir
l'angoisse de la transmission du virus.
"Le sang contaminé" reste chargé de crainte, 
celui des femmes menstruées n'étant déjà pas recommandable,
alors celui d'une femme séropo ...
Avoir peur de son sang,
se sentir infectée et infectieuse ...
les réactions des partenaires, l'ostracisme,
la panique injustifiée ...

Par ailleurs, les traitements médicaux peuvent influer sur les règles,
les arrêter.
Certains traitements anti-cancéreux peuvent mener à une ménopause précoce.

                                  

Ne plus avoir ses règles ...  quelles réflexions ?
Perdre sa féminité, son pouvoir procréateur : une tristesse.
Distinguer féminité et maternité semble nécessaire,
pour parvenir à accepter son corps malgré les changements.
Remettre en question les liens du sang ...

Merci beaucoup aux participantes

Fatima / Or-Or

       Voici des renseignements sur la question des tests pharmaceutiques
aux panels entièrement ou partiellement masculins  et
sur la médication des femmes : 5 extraits de textes, des liens à visiter

                                                                      
1- On ne devrait pas soigner les femmes
comme les hommes

2- Les spécificités des femmes dans la recherche
3- «Ne pas nuire» : tester les médicaments sur les femmes
4- Médicaments du Nord testés sur les pauvres du Sud
5- Le sommeil des femmes


:
LES MEDICAMENTS SONT SURTOUT TESTES SUR LES HOMMES ET LES RONGEURS MASCULINS

(extraits de ce site + apports perso)
http://www.creapharma.ch/saviez-vous.htm

   Les tests pharmaceutiques des laboratoires sont traditionnellement faits sur des hommes et des rongeurs masculins, si bien que de nombreux traitements n'ont pas d' effet sur les femmes, ou ont des effets différents, ou peuvent aggraver un état.                                                                                            
                                                                                                      
          
          Il y a une peur légitime en cas de problème pour des femmes enceintes de type malformation foetale a pour conséquence une augmentation des essais sur les êtres masculins.
Les laboratoires rechignent à modifier certains protocoles qui pourraient l'être, pour des raisons financières.     

        Il existe une différence dans le cheminement et dans l'effet du médicament entre les hommes et les femmes.    
    Ceci repose sur les différences génétiques et se traduisent par une différence hormonale, un volume sanguin inférieur pour la femme que l'homme (5 lt) d'environ 1 litre.

    Quant aux essais sur les animaux masculins ils sont dû à la complication du système hormonal féminin, aux  variations dans le cycle.                                                                  
    Les hommes sont mieux informés puisque la plupart des essais cliniques sont faits sur eux.
     
  Un symposium à Berlin en 2006 (diffusé sur Arte) a établi que les femmes sont dangeureusement soignées en matière cardio-vasculaire, et dépression surtout. Que les médecins femme soignent mieux leurs congénères car elles adaptent les traitements plus finement, en tenant compte des spécificités hormonales et physiologiques.
     
    C'est pourquoi des groupes de chercheuses font pression sur les labos, et demandent de l'argent pour inciter les entreprises à changer.

    Du coup, de petits labos spécialisés proposent différents panels de testing, équilibrés de diverses façons.     

           Il faut savoir qu' il existe des différences encore plus significatives entre les âges ou des différences génétiques, l'avenir étant d'ailleurs peut-être de faire des médicaments de plus en plus personnalisés.



Extraits de

«Ne pas nuire» par le Groupe de travail sur les enjeux pour les femmes de la loi fédérale sur la santé
http://www.whp-apsf.ca/fr/documents/np_nuire.html

  1. Les femmes sont les principales utilisatrices des services de santé, mais elles sont sous-représentées dans le processus décisionnel. De plus, dans l'histoire de la recherche pharmaceutique, les médicaments sont généralement testés sur les hommes. De nombreux médicaments actuellement vendus au Canada n'ont été testés que sur des hommes avant leur approbation officielle, bien qu'ils soient utilisés aussi par des femmes. Il n'y a aucune audience publique ni consultation lors de l'approbation d'un nouveau médicament au Canada. Ainsi, ni les organismes canadiens qui représentent les femmes, ni les femmes atteintes d'une maladie ou d'un problème de santé particulier ne peuvent se faire entendre auprès de la DGPS, lors de l'étude d'un produit destiné uniquement aux femmes.(...)
  1. Les femmes ayant été les principales victimes des pires désastres causés par certains médicaments ou instruments médicaux, tels que le D.E.S., la thalidomide, les implants mammaire et le stérilet Dalkon Shield, nous avons tout intérêt à exiger des mesures pour éviter que pareilles tragédies ne se reproduisent.(...)
  1. Depuis les années 70, les mouvements pour la santé des femmes soulèvent systématiquement le problème de la médicalisation inutile au cours de la vie d'une femme. D'une part, la médication ne peut résoudre les souffrances causées par des problèmes sociaux (discrimination, pauvreté et violence).D'autre part, il n'est pas normal ni sain que des phénomènes normaux de la vie d'une femme, telle la ménopause, soient considérés comme pathologiques et nécessitant des traitements. Or, la publicité pharmaceutique y est pour beaucoup. Nous devons donc voir comment la réglementation pourrait permettre d'éviter toute médicalisation inutile à l'avenir.(...)

Au sujet de la publicité directe au consommateur :

 

         Les femmes se demandent également si, à l'heure où l'industrie pharmaceutique exerce de fortes pressions en faveur d'un assouplissement des restrictions actuelles, la publicité directe au consommateur pour les médicaments d'ordonnance devrait être autorisée au Canada.
       Cette question concerne toute la population canadienne et les femmes en particulier, vu l'importance de la publicité directe aux États-Unis pour promouvoir les médicaments destinés aux femmes en bonne santé : œstrogénothérapie pour la ménopause ou médicaments phosphatés pour la prévention de l'ostéoporose, ou des classes de médicaments comme les antidépresseurs, dont la prescription excessive aux femmes a été définie comme problématique. En tant que principales responsables des soins de santé à la maison, les femmes sont également la cible des publicités pour une grande variété de médicaments destinés à tous les membres de la famille.

 

 

Les spécificités des femmes dans la recherche

Lire les compte-rendus du TRT-5, un groupe interassociatif qui rassemble huit associations
de lutte contre le sida sur http://www.trt-5.org


Dossier Femmes/Act up : http://www.actupparis.org/article3220.html

 

On ne devrait pas soigner les femmes
comme les hommes

    Moins de 30% de femmes dans les essais. Aujourd’hui encore et malgré les interpellations multipliées depuis tant d’années sur ce problème, les traitements sont toujours testés sur des corps masculins.
   Les femmes ont pourtant incontestablement des métabolismes, des interactions hormonales et des effets indésirables différents de ceux des hommes. On recense 20 à 30 % de femmes dans les essais. Entre 1990 et 2000, sur 49 essais cliniques, la proportion de femmes incluses était de 12,25 % et l’influence du sexe n’a été étudiée que dans deux d’entre eux.         
     Sur 13 essais récents testant de nouveaux traitements la proportion de femmes participantes oscille entre 10 % et 30 %. Les arguments pour justifier le faible taux de femmes dans les essais sont pour le moins paradoxaux : tantôt ce serait parce qu’il n’y aurait pas de si grandes différences entre les métabolismes des hommes et des femmes.     
      Tantôt ce serait parce que les variations hormonales des femmes seraient telles qu’elles risqueraient de fausser les résultats. L’éthique est également invoquée pour refuser aux femmes d’entrer dans les essais : le risque d’être enceinte et que les médicaments entraînent des malformations sur le fœtus est un argument quasi systématique.     
    Croit-on les femmes incapables d’avoir une contraception quand elles entrent dans un essai ? Faut-il s’empêcher de développer des traitements pour les femmes en raison d’une grossesse potentielle ?
    Et comment étudier les effets des traitements pour les femmes et leur enfant si elles sont enceintes une fois le traitement commercialisé ? On nous oppose enfin que les femmes ne feraient pas suffisamment les démarches pour participer à des essais. Encore faudrait-il qu’on défende l’intérêt scientifique de les y intégrer, et qu’on se donne les moyens de les recruter.

 

          Des études qui n’interrogent pas les spécificités des femmes.

   Si la question de la participation des femmes est primordiale, il faut aussi se pencher sur le contenu même des recherches menées. Ce n’est pas parce que 100 femmes se seront portées volontaires pour rentrer dans l’essai de la toute dernière molécule du laboratoire X qu’on en saura plus des effets secondaires sur leur libido, si la question n’a pas été posée au préalable.     
   Certes il existe des études portant sur la question des effets secondaires différents sur les corps des hommes et des femmes, mais elles sont encore bien trop peu nombreuses au regard du nombre de femmes touchées par le sida. Par exemple, la cohorte VIHGY (Cohorte CO17, recherche biomédicale ANRS, « Etude de la pathologie génitale liée à l’infection par les papillomavirus humains chez les femmes séropositives pour le VIH ») devrait être rapidement mise en place, mais elle nous semble incomplète et pas assez précise.     
   Cette initiative que nous attendions depuis longtemps nous décoit par le peu de réponses qu’elle apportera au vu des questions trop vagues qu’elle pose.

 

Les questions qui restent à explorer :

-  On sait que la puissance de la charge médicamenteuse des antirétroviraux est essentielle pour maintenir la pression sur le virus, mais que donnent ces dosages calculés sur des corps masculins en termes de toxicité et d’effets secondaires sur les corps féminins ?     
-  On sait que la concentration des antirétroviraux est variable selon le sexe et le traitement (l’atazanavir, le lopinavir, l’efavirenz, la névirapine se retrouvent à une concentration plasmatique 20 % plus élevée chez les femmes, celle du saquinavir deux fois plus élevée), mais sait-on si le traitement optimal pour les hommes est le même que pour les femmes ?
-  On sait que les femmes ont des cycles hormonaux qui peuvent avoir d’importantes variations, mais que sait-on de l’interaction des antirétroviraux avec les hormones stéroïdiennes, les gonadotrophines, la contraception, les traitements substitutifs de la ménopause ou la grossesse ?    

-  On sait que les femmes séropositives ont plus de risques de développer des problèmes cardio-vasculaires que les femmes séronégatives, qui bénéficient, elles, d’une protection « naturelle » jusqu’à la ménopause, mais sait-on ce qui explique la perte de cette protection ?
-  On sait que le lopinavir provoque chez l’homme une baisse de la libido, mais que sait-on de son influence sur celle des femmes ?     
-  On sait que la grossesse induit une augmentation du volume du corps, une accélération du débit sanguin, mais que sait-on de l’évolution des médicaments filtrés, métabolisés, éliminés plus vite par les corps des femmes enceintes ?
-  On sait que les lipodystrophies « masculinisent » les corps féminins, mais sait-on si une accumulation de graisses au niveau viscéral n’a pas une influence sur la survenue de ménopauses précoces ?    

Nous voulons savoir. Pour chaque recherche, une réflexion préalable doit être menée par les promoteursRICES et les investigateursRICES pour alimenter les connaissances encore trop peu nombreuses et très imprécises sur les spécificités féminines dans l’infection à VIH.

      Cela nécessite : une meilleure collaboration entre chercheurEs, femmes séropositives, associations de malades et pouvoirs publics du domaine de la santé et de la recherche ; une augmentation du nombre de femmes dans les essais : un quart ou un tiers de femmes dans les essais n’est pas suffisant pour que les données soient valides ; des essais qui prennent en compte les questions spécifiques aux corps des femmes.


Médicaments du Nord testés sur les pauvres du Sud
Délocalisation des risques par Sonia Shan

 

    Pour les essais cliniques, indispensables avant la mise en vente de nouveaux médicaments, les laboratoires pharmaceutiques se tournent désormais vers le Sud. Ils y trouvent des malades nombreux et plus dociles, ainsi que des contraintes éthiques et juridiques souvent moins rigoureuses que dans les pays riches.
    Si, faute d’alternative, les participants à ces essais peuvent en tirer parti, cette nouvelle forme d’exploitation des corps donne lieu à une inquiétante délocalisation des risques... sans grande contrepartie.

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/05/SHAH/14712



LE SOMMEIL DES FEMMES


     Le profil hormonal variable de la femme affecte son sommeil. En général, on peut s’attendre à davantage de perturbation avec des modifications abruptes et la chute d’hormones féminines, la grossesse faisant exception.            

  Certaines perturbations du sommeil, dont l’ASO et le syndrome des jambes sans repos, peuvent aussi dépendre des étapes du cycle reproductif. Les femmes ayant un sommeil insatisfaisant pourraient mieux comprendre ce qui leur arrive en cherchant à voir s’il y a un changement dans leur cyce ... la suite ici :
     http://www.css.to/sleep/sommeil_femmes.pdf


L' Hémorragie de privation

Hémorragie de privation

désigne le saignement d'origine utérin par destruction de l'endomètre provoqué par la baisse brutale de la concentration sanguine de d'œstrogène ou d'un progestatif d'origine médicamenteuse.

 

  • Chez  les utilisatrices de pilules oestro-progestatives , l'arrêt de la pilule est responsable d'une hémorragie de privation souvent confondue avec la menstruation.
    Il ne s'agit pas d'une menstruation puisqu'il n'existe pas d'ovulation.
    Cette mauvaise compréhension et l'utilisation abusive du terme de règle à la place de hémorragie de privation est responsable de consultations quotidiennes pour "aménorrhée" sous pilule; alors qu'il ne s'agit que d'une absence d'hémorragie de privation.
  • Historiquement les premières pilules ne contenaient que des progestatifs avec absence d'hémorragie de privation; rappelons que l'oestrogène est le seul responsable de la croissance de l'endomètre.
    Sous la pression des utilisatrices, les expérimentateurs rajoutent des oestrogènes afin de simuler une menstruation.

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