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Présentation

  • : Le Sang des Femmes
  • Le Sang des Femmes
  • : BIENVENUE dans ce blog, qui fait suite à un cycle radiophonique menstruel consacré aux mentruations. Emission "Les Petits Papiers", sur les ondes de Canal Sud Radio 92.2FM à Toulouse. Proposé par Fatima Guevara, Isabel S., S. Bockel & Or-Or.
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NEW : Le SANG des FEMMES II

:::::: NEW :::::: Pour continuer de vous instruire sur les menstruations voici la suite de ce blog

sur "Le SANG des FEMMES II", et l'adresse la voilà : http://lesangdesfemmes2.blogspot.com

:::::: NEW :::::: avec les rubriques habituelles et l'actualité des menstruations : le marketing des menstruations, les innovations ...

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Menstruations et psychisme

1- Aménorrhée
2- Le problème du syndrome prémenstruel
3- Hypersomnie périodique menstruelle
4- Menstruations / criminalité
5- Les médicaments sont testés sur les hommes ... et les rongeurs masculins !
     5.1
 Prendre à compte les différences et intégrer les valeurs du féminisme à la psychothérapie

 6- Liens femmes/santé

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1 - L'aménorrhée

    L’aménorrhée est un symptôme cardinal de l’anorexie lié à l’importance de la malnutrition et de l’exercice physique, et à leurs effets sur l’hypophyse et l’hypotalamus, lié aussi à certaines dimensions psychopathologiques.
    C’est l’un des effets  du comportement de maîtrise émotionnelle, de maîtrise des ingestats et excréments, de maîtrise des relations  interpersonnelles, de maîtrise des études aussi.
    C' est une somatisation, qui se produit en cas de traumas comme emprisonnement, choc, deuil, grave épisode psychotique.



2 - Le problème du syndrome prémenstruel
/Gail Erlick Robinson

   
Rares sont les diagnostics qui ont soulevé plus de controverses que celui du syndrome prémenstruel (SPM).
Les croyances généralisées que les femmes sont plus irritables et maussades durant leur cycle menstruel alimentent l’idée que la période prémenstruelle en est une où on peut s’attendre à des difficultés.

    Comme les menstruations servent de point de repère fixe dans le cycle, les femmes peuvent se rappeler les symptômes qu’elles ont eus aux alentours de cette date, mais ne pas se souvenir qu’elles ont eu des symptômes semblables à d’autres moments durant leur cycle. C’est pourquoi, quand on trace une consignation prospective, 50% des femmes qui croyaient souffrir du SPM n’en sont pas atteintes en réalité.

    Un diagnostic exact du SPM ne peut être posé qu’à la suite d’une consignation prospective pendant au moins deux mois. Les symptômes doivent se produire dans la majorité des cycles menstruels durant la dernière semaine de la phase lutéale, commencer à se résorber quelques jours après le début de la menstruation et avoir disparu durant la semaine suivant la menstruation. De plus, les symptômes ne doivent pas être une simple aggravation d’un autre problème psychiatrique continu, comme une dépression majeure.


/// Les symptômes par rapport au syndrome   

    De mauvais diagnostics : estimations excessives de la fréquence du SPM.
 Distinction entre la présence de certains symptômes prémenstruels et le syndrome prémenstruel, créant ainsi l’impression que de 75% à 80% des femmes souffraient de SPM.
    Seulement de 2% à 5% des femmes souffrent de symptômes suffisamment sérieux pour servir de critères à un diagnostic de SPM, c’est-à-dire des symptômes qui dérangent leurs activités sociales et professionnelles.

    Des questions sociopolitiques viennent aussi compliquer le diagnostic. Parce qu’il serait d’origine hormonale, le SPM est devenu un diagnostic assez attrayant pour certaines femmes.    
    N’est-il pas plus facile de dire que vous souffrez d’un déséquilibre hormonal que qu’admettre que votre irritabilité et votre dépression sont plutôt le fait de problèmes matrimoniaux ou d’une déception dans votre vie?
    Pour d’autres femmes, ce diagnostic est envisagé comme une attaque contre la stabilité mentale de toutes les femmes.l’impression que toutes les femmes sont subordonnées aux fantaisies de leurs hormones.
    Les symptômes du SPM qui amènent le plus les femmes à consulter leurs médecins sont l’irritabilité, la dépression ou l’agitation.

    On craignait que ce diagnostic, qui ne s’applique qu’aux femmes, soit discriminatoire et renforce la croyance que les femmes ne pouvaient pas être fiables dans des postes d’autorité et de pouvoir.

    «Trouble dysphorique prémenstruel (TDM)», a soulevé un tollé de protestations. Les critères pour le TDM sont les mêmes que pour le SPM, insistant sur l’humeur plutôt que strictement sur les symptômes somatiques.

     Etudes réalisées selon une méthodologie médiocre, diagnostics posés en rétrospective au téléphone ...
 parce que la cause du SPM était incertaine, plusieurs travaux se fondaient sur des théories non démontrées et préconisaient divers traitements. Ainsi, les femmes souffrant du SPM étaient assujetties à une panoplie de traitements inefficaces et potentiellement dangereux, allant de la progestérone à une thérapie au laser de....      
    Plusieurs de ces traitements étaient onéreux et ne tenaient pas compte des dangers possibles des traitements eux-mêmes.


///   L’analyse des études   

    Il est curieux de constater la réticence de certains médecins à recourir aux inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) pour traiter le SPM ou le TDM même si les données scientifiques appuyant leur efficacité sont les plus convaincantes par comparaison à tout autre traitement proposé.
    Il est peut-être plus facile de penser au SPM et au TDM comme étant associés aux changements hormonaux ou aux carences de vitamines que de les considérer comme un sous-type d’un trouble dépressif.

    Ce genre d’antidépresseurs n’a pas tendance à causer des effets secondaires chez la plupart des gens et les marques génériques les rendent raisonnablement abordables. Si le traitement initial ne fonctionne pas, les doses peuvent être augmentées ou encore les ISRS peuvent être pris sur une base continue plutôt qu’intermittente. Si une patiente présente des effets secondaires inquiétants avec un type d’ISRS, un autre agent de la même famille pourrait être mieux toléré.

    L’administration de 1200 mg de calcium par jour comporte l’avantage additionnel d’aider à prévenir l’ostéoporose, elle pourrait se révéler un traitement utile de première intention pour des symptômes prémenstruels de faibles à modérés.


///   La question du mode de vie sain   

    Une activité physique modérée et un régime alimentaire bien équilibré sont importants, surtout  parce qu’ils donnent aux personnes un sentiment de maîtrise sur leur propre vie.
 Des techniques de relaxation et une thérapie cognitive peuvent aider les patientes à envisager sous un nouvel angle le SPM

    Je veux certainement travailler avec cette combinaison d’approches avant de suggérer des analogues d’hormone de libération des gonadotrophines, le danazol, ou encore l’ovariectomie chirurgicale. Il existe certaines données scientifiques à l’effet que les agonistes de l’hormone de libération des gonadotrophines sont moins efficaces chez les femmes qui ont une dysphorie prémenstruelle et des symptômes prémenstruels plus sévères.

    Un récent essai croisé du danazol a fait valoir qu’il n’était utile que pour réduire la mastalgie.9 Il importe aussi de comprendre que, même si ces traitements soulagent peut-être les symptômes du SPM, ils peuvent aussi causer une virilisation, une prise de poids et de la dépression, et accroître le risque de problèmes cardiaques et d’ostéoporose. L’ajout d’hormones exogènes pour compenser ces risques cause souvent le retour des symptômes du SPM.

La psychiatrie de la femme , par Ivan O. Godfroid, PUF, 1999, Paris, collection " Médecine et Société. "
Le défi de l'égalité, la santé mentale des hommes et des femmes , dirigé par Nancy Guberman, Gaëtan Morin Editeur, Montréal, 1993. Aurélie Charnet, septembre 2001

    Sur le syndrome intermenstruel, le syndrome prémenstruel, les dysménorrhées (ou algoménorrhée) http://www.chups.jussieu.fr/polys/gyneco/POLY.Chp.12.3.html

    

3 - Hypersomnie périodique menstruelle

    Hypersomnie très rare, survenant également par accès, ces épisodes hypersomniaques sont rythmés par les menstruations. Un traitement préventif oestroprogestatif normodosé peut être proposé.



4 - MENSTRUATIONS / CRIMINALITE

     Peut-on établir des liens entre le comportement criminel et les changements hormonaux liés aux fonctions de reproduction ?  le cours des procès des délinquantes pourrait s'en trouver modifié.
    Est-ce que les symptômes psychologiques généralement associés aux menstruations pourraient éventuellement constituer une défense d'aliénation mentale pour certaines délinquantes ?
    M. Harry et Mme Balcer sont parvenus à la conclusion que l'état actuel de la connaissance scientifique ne permettait pas de déterminer s'il y avait un lien ou non entre certaines phases du cycle menstruel et la criminalité.
    Est  jugé problématique le fait qu'aucune des études sur les menstruations et la criminalité ne tenait compte des autres facteurs souvent associés à la criminalité, tels que les variables socio-démographiques et socio-économiques, les antécédents criminels, psychologiques, psychiatriques et familiaux.
    Les chercheurs devraient tenir compte des différents aspects du cycle menstruel et à mieux maîtriser certains facteurs, tels que le stress, qui en font partie.


    À  la frontière entre neuroendocrinologie et neurosciences cognitives, des résultats du CNRS 2007 permettent de mieux comprendre le rôle fondamental des hormones stéroïdes gonadiques (œstrogène, progestérone)sur le traitement de la récompense, plus particulièrement dans les processus comportementaux comme la motivation et l'apprentissage.

    Harry, H. Balcer, C. M. (1987). Menstruation and Crime: A Critical Review of the Literature from the Clinical Criminology Perspective. Behavioral Sciences and the Law, vol. 5, 307-321.


De l'influence du cycle menstruel sur le cerveau
fémininhttp://www2.cnrs.fr/presse/communique/1018.htm?&debut=208


5 - LES MEDICAMENTS SONT TESTES SUR LES HOMMES ET LES RONGEURS MASCULINS

    Les protocoles de tests pharmaceutiques des laboratoires sont faits sur des hommes et des rongeurs masculins, si bien que de nombreux traitements n'ont pas d'affet sur les femmes, ou ont des effets différents, ou peuvent aggraver un état.

    Il y a une peur légitime en cas de problème pour des femmes enceintes de type malformation foetale a pour conséquence une augmentation des essais sur les êtres masculins.
Les laboratoires rechignent à modifier certains protocoles qui pourraient l'être, pour des raisons financières.

   Il existe une différence dans le cheminement et dans l'effet du médicament entre les hommes et les femmes.    
    Ceci repose sur les différences génétiques et se traduisent par une différence hormonale, un volume sanguin inférieur pour la femme que l'homme (5 lt) d'environ 1 litre.

    Quant aux essais sur les animaux masculins ils sont dû à la complication du système hormonal féminin, aux  variations dans le cycle.
    Les hommes sont mieux informés puisque la plupart des essais cliniques sont faits sur eux.

    Un symposium à Berlin en 2006 a établi que les femmes sont dangeureusement soignées en matière cardio-vasculaire, et dépression surtout. Que les médecins femme soignent mieux leurs congénères car elles adaptent les traitements plus finement, en tenant compte des spécificités hormonales et physiologiques.

    C'est pourquoi des groupes de chercheuses font pression sur les labos, et demandent de l'argent pour inciter les entreprises à changer.

    Du coup, de petits labos spécialisés proposent différents panels de testing, équilibrés de diverses façons.

    Il faut savoir qu' il existe des différences encore plus significative entre les âges ou des différences génétiques, l'avenir étant d'ailleurs peut-être de faire des médicaments de plus en plus personnalisés.

http://www.creapharma.ch/saviez-vous.htm


5.1 Prendre à compte les différences et intégrer les valeurs du féminisme à la psychothérapie
http://www.penelopes.org/xarticle.php3?id_article=3190

 

    Plusieurs spécialistes insistent sur la nécessité de diviser la psychiatrie en deux branches sexuées, ni antagonistes ni strictement séparées, afin de permettre un diagnostique et un traitement adapté au plus près des problèmes présentés. On commence à prôner l'intégration à la psychothérapie des valeurs du féminisme.

 

 
Hommes et femmes ne sont pas égaux devant les troubles psychiques

   L'état des lieux auquel procède le psychiatre Ivan O. Godfoid dans son ouvrage " La psychiatrie de la femme " est éloquent : des affections " typiquement féminines "se révèlent à l'occasion de moments déterminants dans la physiologie féminine : menstruation, grossesse, accouchement et ménopause.


La dépression plus fréquente chez les femmes

    Il en est ainsi de la dépression post-partum, plus fréquente qu'on ne l'imagine (entre 10 et 25% des accouchées), qui se déclare entre quelques heures et 3 semaines après l'accouchement, et peut présenter des formes morbides allant jusqu'au suicide ou à l'infanticide. En raison du patrimoine hormonal très particulier des femmes, les médecins ont longtemps spéculé sur des causes exclusivement génétiques. Pourtant, tous reconnaissent aujourd'hui que si les hormones jouent un rôle prépondérant dans la moindre résistance temporaire des femmes soumises à ces bouleversements, les pathologies et disfonctionnements reposent sur des causes bien antérieures, ancrées dans la trajectoire personnelle de la malade. Ainsi l'accouchement n'est pas la cause directe d'une dépression mais uniquement son élément déclencheur.
  
De même, si de nombreuses pathologies se retrouvent d'un sexe à l'autre (les pathologies dites communes), une observation chiffrée met en relief de fortes différences, depuis la fréquence des troubles à leur gravité, en passant par les degrés de réussite dans leur posologie. Ainsi des épisodes dépressifs, deux fois plus fréquents chez les femmes. On estime aujourd'hui à 45% la probabilité pour une femme de connaître un épisode dépressif avant ses 70 ans, contre 27% pour un homme. Les troubles dépressifs majeurs touchent 5 à 12% des patients contre 10 à 25% des patientes. Un écart similaire se retrouve concernant les troubles anxieux, et notamment les cas de phobie sociale (sur 2,4% de la population concernée en Europe, 70% sont des femmes).

     
Par ailleurs, si les troubles de la personnalité, comme les troubles bipolaires (la maniaco-dépression) et la schizophrénie présentent un ratio hommes-femmes équivalent, la traduction des symptômes comme leur intensité diffère d'un sexe à l'autre, les femmes accusant plus souvent des manifestations dépressives avec fort repli sur elles mêmes, tandis que les hommes sont plus en proie à des accès délirants et violents.
   
U
n profil féminin se dégage dans les troubles de la personnalité : la personnalité histrionique (72% des malades concernés sont des femmes) qui se caractérise par des réponses émotionnelles excessives avec une forte théâtralisation des sentiments et modes relationnels, ainsi qu'un jeu de séduction permanent et le besoin d'être perpétuellement au centre de l'attention. Enfin, la dysfonction sexuelle est 4 fois plus importante chez les femmes que chez les hommes, cependant que son expression est radicalement différente.
   
En effet, les paraphilies (exhibitionnisme, voyeurisme, frotteurisme, fétichisme, pédophilie…) comme les phénomènes d'hypersexualité sont très rares chez les femmes, qui s'orientent plutôt vers une anorgasmie douloureuse, une abstinence prolongée voire de l'aversion sexuelle. L'âge est également une donnée sexuée importante, les troubles psychiatriques se révélant beaucoup plus fréquemment chez les petits garçons alors que la tendance s'inverse à partir de l'adolescence, pour se stabiliser dans un ratio similaire après la ménopause. Ces différences se reportent également sur la posologie, les femmes consultant plus fréquemment et étant plus régulières dans leur thérapie, et se montrant plus réactives aux traitements médicamenteux.

 
 

L'inégalité, facteur de déséquilibre

 

   La tradition inter-individuelle du traitement psychiatrique (selon les expériences et traumatismes personnels du patient) et le refuge vers des explications purement physiologiques pour justifier des différences sexuées, ont longtemps bloqué la prise en compte d'un facteur pourtant déterminant : l'environnement social.
   
Dans leur ouvrage d'études " Le défi de l'égalité, la santé mentale des hommes et des femmes ", un groupe de chercheurs canadien (mixte) rappelle qu'en matière d'environnement social, c'est l'inégalité qui prévaut à tous les âges et dans l'essentiel des aspects du quotidien dans le rapport entre les deux sexes, que cela concerne la sphère publique (les inégalités au travail notamment) ou la sphère privée. De là se crée un terrain plus propice au développement pathologique chez les femmes.
   
Ainsi de la pauvreté, considérée par tous les praticiens comme un facteur aggravant de fragilité mentale, qui concerne à plus de 60% des femmes, ou de la monoparentalité (73% de femmes) qui, outre les possibles carences affectives et économiques, entraîne un emploi du temps harassant chez les mères salariées (la semaine est alors estimée à 80/90 heures de travail réel).
   
Psychoses et névroses entretiennent également un lien étroit avec les stéréotypes psychosexuels qui continuent de structurer la socialisation des garçons et des filles, et dont les publicités nous donnent la plus navrante illustration. Les troubles alimentaires (anorexie, boulimie) prennent bien souvent leur racine dans le diktat de l'apparence imposé aux femmes dès l'adolescence. La beauté, et la minceur que nos normes culturelles lui attachent, est valorisée comme un choix, la marque d'une réussite, et culpabilise celles qui s'éloignent de ces canons.

  
Dès lors, plus les ressources mentales d'une femme sont mal affirmées, plus l'activation de cet idéal corporel peut basculer dans l'obsessionnel. Les lourdeurs des schémas psychosexuels imposent aux femmes une image d'elles mêmes infériorisée, en proie à des attentes très exigeantes de gestion affective (une bonne épouse, une bonne mère) et justifient du taux élevé de dépressions féminines, tandis qu'elles enferment les hommes dans des stéréotypes d'affirmation par une domination marquée au sein du foyer, terrain favorable au développement de pathologies d'expression violentes.

 
    Le sexisme inhérent à notre dynamique sociale est donc lourd de répercussions
sur le psychisme des femmes et des hommes,
 

    qui reproduit alors sous une forme pathologique les rôles de victimes et de bourreau. Ce sexisme traverse l'exercice même de la psychiatrie. Rappelons ici que le père fondateur de la psychanalyse, Mr Sigmund Freud en personne, s'est tiré à bon compte de l'exclusivité masculine de ses théories en considérant la femme ni plus ni moins que comme un homme castré, dont les pathologies trahiraient simplement " l'envie du pénis ". Il a fallu plus de 50 ans pour que Jacques Lacan libère la psychanalyse de ce préjugé en affirmant que " LA femme n'existe pas ".
 

Néanmoins, thérapies et théories continuent

de se constuire aujourd'hui en grande majorité sur l'observation de garçons et d'hommes !
 

   Pourtant plusieurs praticiens, au vu des différences précitées, insistent sur la nécessité de diviser la psychiatrie en deux branches sexuées, ni antagonistes ni strictement séparées, afin de permettre un diagnostique et un traitement adapté au plus près des problèmes présentés.
  
Certains vont même plus loin, en prônant l'intégration à la psychothérapie des valeurs du féminisme. En effet, comme le formule très judicieusement le professeur Guttman, brillant théoricien canadien, la thérapie traditionnelle est impuissante à prendre en compte l'influence délétère d'un environnement culturel favorable à l'homme et dévalorisant pour la femme. Ainsi de l'objectif avoué de la thérapie non pas de " guérir " la patiente mais de l'amener à s'adapter à ses souffrances, qui contrevient à toute idée de révolte contre les injustices subies.
 
Le professeur Lamarre poursuit cette analyse en évoquant le cadre même de la psychothérapie où le rapport d'autorité entre le psychiatre et sa patiente réaffirme un schéma de domination et de passivité qui l'oppresse par ailleurs. De moins en moins isolées, ces critiques et avancées en faveur d'une psychothérapie spécifique, gagnent du terrain chez les praticiens du domaine public dans les pays occidentaux.
  
La lutte contre le sexisme est donc l'enjeu majeur d'une théorie et d'une pratique psychiatrique tournée vers les femmes, tant dans la reconnaissance des facteurs aggravants des pathologies, que dans l'appréhension de ceux-ci par une dynamique de revalorisation de la patiente qui puisse lui restituer la fierté de son identité tout comme la responsabilité de ses moyens d'actions.

6 - LIENS FEMMES / SANTE

Des textes en intégralité sur la toile :
Pour soulager les douleurs menstruelles... le psy / Borde, Valérie
La fin des menstruations ? / Stanton, Danielle
Blood sisters
L'armée rouge est en ville / Halpern, Sylvie
Le synchronisme des cycles menstruels : nos hormones seraient donc sociables ? / Lamarche, Diane.
Travailleuses d'hôpitaux : la «joie d'être femme» / Lévesque, Hélène
Avant le jour «J» / Daigle, Marie-Carole
Les fabricants de tampons hygyéniques nous informent / Shee, Sandra.
L'endométriose : un handicap pour les femmes / Beaulieu Ginette

http://www.gazettedesfemmes.com

Sur la médication des femmes : que ce soit pour soulager les règles douloureuses ou pour soigner l’acné, on prescrit de plus en plus la pilule contraceptive et des antidépresseurs aux jeunes femmes, malgré les répercussions à long terme sur leur santé hormonale et mentale.
http://www.onnouscachetout.com/themes/medecine/hormones-contraceptives.php

Protection de la santé des femmes

http://www.cewh-cesf.ca/bulletin/fv3n2/page2.html

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